Gadjin Adama, régent d'Adjorogou surpris dans son jardin

Dans l’espoir qu’un jour, qu’elles verront la lumière et auront de l’eau potable, un marché, des latrines publiques ; les populations du village d’Adjorogou (préfecture de Vo) s’adonnent à cœur joie aux activités champêtres.

Ecole primaire publique du village

Maïs jaune, canne à sucre, manioc, haricot d'une part puis piment, oignon, adémé, gboma (issus du maraîchage) sont les spéculations phares de cette partie du Togo où l’accès à la terre agricole ne pose pratiquement pas de problème.

"On produit toutes ces spéculations à quantité suffisante pour répondre à nos besoins alimentaires et le reste est amené au marché de Vogan puisque notre marché n’est plus opérationnel. Les gens font aussi la pêche dans le fleuve Boko mais actuellement, le fleuve est rempli d’herbes et les gens n’arrivent plus à faire la pêche", confie à agridigitale Gadjin Adama, régent du village surpris dans son jardin.

"Il n’y a pas d’adduction d’eau ni de latrine publique. La seule école primaire n’en contient pas non plus. Du coup, enfants et adultes font leur besoin dans la nature", ajoute le régent. 

Ancienne place de marché du village

La piste rurale qui mène vers les villages Houlokoé, Fidenyigban, etc. est quasi impraticable en période de pluie.

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"Ceux qui on l’électricité l’ont tiré du village d’Ayata situé à 2km d’ici. C’est chez eux que nous rechargeons nos téléphones. On s’approvisionne en eau dans une maison où il y a du forage", racontent des jeunes rencontrés au niveau du marché abandonné.

"Nous n’avons pas de collège. Nos enfants parcourent environ 2km pour aller à Vo Koutimé. Notre marché n’est plus fonctionnel ; ce qui oblige nos femmes à amener les marchandises au marché de Vogan", martèle le régent qui souhaite également un dragage du fleuve Boko pour la reprise des activités de pêche.

Le gouvernement en est sans doute conscient, au premier chef, le président de la République, Faure Gnassingbé, dont tout Adjorogou, nourrit l’espoir, qu’un beau jour, ils seront aussi raccordés au réseau électrique et disposer des infrastructures sociales de base.

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Anani E. & Palakiyêm S. de retour d’Adjorogou pour agridigitale

 

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