Champ de riz (image archive agridigitale)

Si les évaluations se poursuivent pour mesurer l’ampleur réelle des dégâts, les préfectures de l'Oti(Sadori) et de Kpendjal (Mandouri) dans la région des savanes sont presque devenues un champ de ruine.

Compassion et action

Aussitôt saisi de la situation, le président Faure Gnassingbé a dépêché une délégation ministérielle conduite par le ministre de l’agriculture, Ouro-Koura Agadazi dans les zones sinistrées pour présenter aux victimes la compassion de tout le gouvernement.

Entre temps, dès l’entame du drame, le gouvernement togolais a envoyé une requête officielle à la FAO pour solliciter son appui technique et financier en faveur des petits producteurs de Sadori et Mandouri gravement touchés par les inondations.

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Ainsi dit, dans la délégation officielle qui s’est rendue à Sadori cette semaine, figure également celle de la FAO dont un spécialiste venu du siège de l’institution onusienne à Rome (Italie) pour apprécier l’étendue des dégâts et préparer l’assistance adéquate.

Délégation gouvernementale et de la FAO à Sadori

"Nous estimons déjà à des centaines d’hectares perdus pour la culture du riz. Nous allons évaluer économiquement ces pertes, estimer le nombre de victimes, surtout les petits producteurs et voir quel apport leur apporter en petits matériels en termes de reconversion rapide sur l’activité agricole. Il s’agira de faire en sorte que ces petits producteurs puissent passer ce temps de sinistre et espérer la campagne prochaine. Nous envisageons aussi le renforcement de leur capacité à se relever très vite de la faim et c’est pour ça, nous devrions très vite réagir", a confié Oyetounde DJIWA, chargé de programme du bureau de la FAO au Togo.

De son côté, le ministre Agadazi a rassuré les producteurs sur la capacité du gouvernement à rétablir dès cette année leurs facultés de production.

"Je suis très rassuré que vous allez très rapidement oublier cette situation parce que cela avait déjà frappé le pays en 2013 dans le grand Bassar avec une forte sécheresse et c'était 45 milles tonnes de maïs perdus. En l'espace d’un mois, la FAO a été saisie et d'autres sources de revenus mises en place (culture de l'arachide et maraîchage) en faveur des victimes  qui ont vite oublié qu'ils avaient un problème", a témoigné le ministre Agadazi.

Il a assuré qu’un bilan des pertes sera établi à la fin de la mission et que l’équipe technique de la FAO fera le plaidoyer nécessaire pour rapidement effacer ce triste tableau en renforçant la résilience des populations touchées.

D’ici là, les sinistrés des préfectures de l'Oti (Sadori) et de Kpendjal (Mandouri) espèrent que leur assistance ne saurait trop tarder.

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1 Contribution(s)

  1. NAMBOULE Banlépale say:

    C'est juste ce que dit la FAO car il faut évaluer les dégâts et estimer un coût puis élaborer un plan d'action contre ces inondations dans les années qui suivent.

    21/10/2018 10:23:41

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