Kossiwa Samati, N°2 de la JCAT

"L’utilisation des produits chimiques dans les pratiques agricoles portent atteinte à l’organisme humain et même aux animaux, d’où la nécessité de s’en éloigner. Aussi, la JCAT suite à une étude du marché a choisi se positionner sur le marché international qui se dirige vers le bio (pour plus de profit) au lieu de se cantonner sur le marché local qui n’a besoin que de produits concurrentiels", analyse Kossiwa Samati, Directrice Générale Adjointe de la JCAT.

Elle explique que cette option n’a toujours pas été aisée, surtout qu’il faut prendre du temps pour former les producteurs aux procédures du bio très exigeantes.

"Nous organisons des producteurs que nous formons sur les itinéraires techniques et que nous suivons jusqu’à la récolte pour nous assurer de la qualité et de la quantité des produits demandés par nos clients qui sont généralement la France et l’Italie", souligne –t-elle.

Coup de pouce du PAIEJ-SP

Pour la JCAT, les difficultés d’accès au crédit rendent difficiles la collecte et l’écoulement du produit.

"Quand on n’a pas la capacité financière, on ne peut pas imposer aux producteurs de nous livrer leurs produits, ce qui est dans conséquence sur l’atteinte des objectifs en termes de livraison de la quantité certifiée", note Mme Samati.

Elle a salué l’appui du Projet d’Appui à l’Insertion et l’Employabilité des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAIEJ-SP) qui a appuyé leurs producteurs pour l’obtention des crédits dont le montant total est évalué à 300 millions de F Cfa.

"Ce qui nous a arrangé, c’est que le PAIEJ-SP nous accompagne, et lorsque nous présentons un projet, cela décante la situation au niveau des banques ; sans quoi, nos propres tentatives d’accès au crédit ont été vaines", témoigne Kossiwa avec reconnaissance.

Lancée en 2014, la JCAT engagée dans la phase de certification ECOCERT (donne accès au marché international) ambitionne aller vers la transformation et la commercialisation d’autres produits bio dans les années à venir. Durant la campagne (2016-2017), elle a certifié 7000t de soja bio et cette année, 10.000t.

JICAT emploie en permanence 19 personnes dont 17 femmes, encadre plus de 7 mille producteurs et s’en sort avec un chiffre d’affaire annuel d’environ 200 millions. Les dirigeants plaident pour un accompagnement des institutions financières toujours prudentes à financer les projets agricoles.

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